Logo EHESS

centre d'étude des mouvements sociaux

Présentation du CEMS

Centre d’Étude des mouvements Sociaux (CEMS) – Institut Marcel Mauss

École des hautes études en sciences sociales (EHESS)

190-198 Avenue de France – 75244 Paris Cedex 13

Directeur : Albert Ogien

Secrétariat : Guillaume Braunstein, Joëlle Caugnon.

Bureau 555/557, 5ème étage – 190-198 Avenue de France – 75244 Paris Cedex 13.

Tél. : 01 49 54 25 86/01 49 54 25 95

Fax : 01 49 54 26 70

E-mail :

écrire au Cems : cems(at)ehess(point)fr

à Joëlle Caugnon : Joelle.Caugnon(at)ehess(point)fr

à Guillaume Braunstein : Guillaume.Braunstein(at)ehess(point)fr.

Présentation du Centre

Le CEMS est un centre de recherche de l’EHESS, qui fait désormais partie, avec le CENJ (Centre d’étude des normes juridiques), le GSPM (Groupe de sociologie politique et morale) et le LIAS (Linguistique, Anthropologique et Sociolinguistique) de l’Institut Marcel Mauss (UMR 8178 CNRS/EHESS). Il comporte une vingtaine de chercheurs et enseignants chercheurs.

 L’Institut Marcel Mauss s’organise autour des grandes thématiques de recherche suivantes :

 Un thème central : Action collective et transformations de l’espace public
C’est le domaine de recherche privilégié de l’UMR. Nous portons une attention particulière et transversale, dans les centres de l’IMM, à l’étude des mobilisations collectives, et plus largement à celle des différentes formes de critique sociale, et à la manière dont elles participent de changements importants au niveau des institutions. Nous avons pour particularité d’appréhender dans l’Institut toute la gamme des mobilisations, depuis le niveau le plus local, voire le plus privé, jusqu’aux problèmes publics relayés dans les médias, au niveau national ou international. Nous cherchons à cerner les transformations qui affectent aujourd’hui ces formes de l’action collective, leurs modes de représentation, le langage qu’elles utilisent, et leur articulation avec les nouveaux modes de gouvernance. Les recherches sur les médias trouvent aussi leur place dans cet axe central.

 Trois thèmes complémentaires :

La normativité sociale et ses transformations
La normativité sociale se décline sous différentes modalités, qui vont du sens du « normal » et du « juste » dans les activités courantes, aux règles de droit, en passant par les conventions et les institutions, et par les valeurs, qui ont aussi une dimension normative. Plusieurs chercheurs de l’IMM sont engagés, depuis plusieurs années, dans un effort de renouvellement de la réflexion sociologique sur l’articulation de ces différentes composantes de la normativité sociale. L’entrée du CENJ dans l’IMM conforte cet axe de recherche.

La cognition comme fait social.
Que la cognition puisse être un phénomène social, que sa matérialité puisse être définie autrement qu’en termes d’états et de processus du cerveau, de réseaux neuronaux ou de formalisations informatiques, paraît malheureusement quasi-inaudible dans le champ actuel de la recherche sur la cognition. Or explorer la cognition comme phénomène social, et montrer en quoi consistent sa matérialité en tant que telle, et son écologie, tels sont les objectifs de nombreuses recherches faites à l’IMM depuis une vingtaine d’années. Elles ont dessiné le profil d’une « sociologie cognitive » renouvelée, portant, par exemple, sur : la quantification et la mesure ; les catégories et catégorisations ; le formatage de l’information ; les capacités cognitives des collectifs ; les répercussions cognitives des nouvelles technologies d’information et de communication ; l’articulation entre mémoire individuelle et mémoire sociale ; le rôle central du langage dans l'organisation de la cognition.

Langue et culture.
Un nouveau champ se dessine aujourd’hui à la croisée de l’anthropologie et de la linguistique, celui de l'anthropologie linguistique (et son complément la sociolinguistique). On y envisage la langue comme ressource culturelle et sociale, on y étudie la parole en tant qu'elle est située dans une réalité ethnographique donnée. Plutôt que de se centrer sur les seules propriétés formelles du langage, les recherches proposent de se centrer sur la diversité des langues et des pratiques langagières et communicatives ethnographiquement situées.

Les recherches des chercheurs du Centre d’Étude des Mouvements Sociaux prennent place dans ces grandes thématiques :

1. Expériences du politique et de l’action publique :

  • Étude des contextes de violence politique et de violence institutionnelle (V. Garros, L. Le Caisne) ;

  • Analyse des nouveaux dispositifs de l’action collective (structuration par les normes, les instruments, etc.) et des nouvelles architectures de gouvernement dans l'action publique urbaine (D. Lorrain) ;

  • Étude des nouvelles formes de « gouvernance » et de leurs effets (A. Ogien, C. Rosental) ;

  • Étude des nouveaux procédés de gestion des pratiques et des flux migratoires (A. Cottereau, S. Laacher) ;

  • Analyse de la production d’action publique (y compris locale) par des administrations internationales (S. Laacher) ;

  • Sociologie des événements et des problèmes publics (M. Barthélémy, D. Cefaï, D. Dayan, L. Quéré, C. Terzi) ;

  • Ethnographie de l’activité démocratique et sociologie des engagements (T. Cavalin, D. Cefaï,  C. Gayet-Viaud, N. Viet-Depaule) ;

  • Étude des controverses publiques autour des transformations des techniques de la reproduction humaine (D. Mehl), ou sur l’institutionnalisation des mémoires collectives (J. Michel) ;

  • Sociologie de la défiance/confiance dans les institutions (L. Quéré) ;

  • Étude phénoménologique de la critique sociale, qu’elle soit profane ou professionnelle, de ses mécanismes, ses ressources et ses manières de procéder (M. Barthélémy) ;

  • Réformes de la protection sociale et citoyenneté (R. Castel, A.-M. Guillemard) ;

  • La folie comme réaction de recherche aux totalitarismes et aux systèmes pervers (F. Davoine et J.-M. Gaudillière).

2. Communication et cognition sociales :

  • Sociologie de la connaissance pratique (A. Ogien) ;

  • Approche écologique de la pensée et étude des dispositifs matériels et des formes d’organisation sociale qui étayent les capacités cognitives des individus et des collectifs (L. Quéré, C. Rosental) ;

  • Analyse des réseaux intellectuels et des contextes de production et de confrontation des connaissances (G. Fabre) ;

  • Production universitaire de connaissances et formation des élites (P. Gruson) ;

  • Formation de la mémoire collective et articulation entre mémoire individuelle et mémoire sociale (J. Michel) ;

  • Savoir et mémoire (V. Garros) ;

  • Recomposition du langage de description du politique (A. Ogien) ;

  • Nouvelles pratiques et nouveaux enjeux de la visibilité sociale (D. Dayan) ;

  • Réception et appropriation des médias (notamment par les jeunes) et typologie des publics (S. Chalvon, M. Dagnaud, D. Dayan, D. Pasquier) ;

  • Régulation et encadrement publics des médias (J.-M. Charon, M. Dagnaud) ;

  • Critique des médias et des journalistes (M. Barthélémy, J.-M. Charon) ;

  • Médias et confiance (J.-M. Charon, L. Quéré) ;

  • Communication impossible, interdite (L. Le Caisne) ;

  • Écriture des expériences limites (G. Fabre, V. Garros) ;

  • Traduction de concepts et de pensées d’une langue à une autre (V. Garros).

3. Gouvernement des personnes et structuration des rapports sociaux :

  • Mutation des techniques de gouvernement des mémoires collectives (J. Michel) ;

  • Gouvernement des hommes par les agences internationales (type HCR) (S. Laacher) ;

  • « Façonnement des gens » et gouvernement des personnes à travers l’élaboration cognitive des problèmes publics, la définition de l’action publique et l’application des politiques publiques (L. Quéré) ;

  • Entraves à la circulation internationale des personnes et des populations, et figures du « déplacé » (S. Laacher, A. Cottereau).

Dernière mise à jour : 22 avril 2013

Actualités

Produire de la fiction à la chaîne
Soutenance de thèse de Muriel Mille.

Vers une théorie intégrale de la technicité de l'action
Ernst Wolff, professeur invité de l'EHESS, jeudi 31 janvier 2013

Apprendre à écouter la musique. Culture légitime, culture scolaire et cultures juvéniles
Florence ELOY soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie le vendredi 30 novembre 2012

Le printemps érable, démocratisation de l'éductation et de la société
Paul Sabourin interviendra dans le cadre de l'Atelier «Globale Désobéissance»

Les autres nouvelles du CEMS