Les membres | Membres honoraires

Alain Cottereau

AC

Directeur d'études EHESS

Coordonnées

190-198 Avenue de France 75013 Paris

Bureau 560

alain.cottereau[at]ehess.fr

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Recherches actuelles

Outre les chantiers d’édition et actualisation de mes textes inédits, portant sur la citoyenneté, la vie au travail au XIXe siècle révélée aux prud’hommes, l’histoire économique, l’anthropologie juridique, les recherches principales portent sur l’anthropologie de l’évaluation aujourd’hui. Sa mise en œuvre est symbolisée par le terme ethnocomptabilité, c’est à dire, en résumé, prendre en compte ce que les gens comptent : qu’est-ce qui compte dans la vie, et comment est-on pris en compte ou non, sans oublier ce qui est jugé « inestimable » et ce qui « n’a rien à voir ». Pour cela il convient d’établir des dispositifs d’enquête adéquats, avec des suivis ethnographiques extrêmement détaillés. Plusieurs chantiers collectifs étendent la démarche inaugurée dans ce sens avec le livre Une famille andalouse, ethnocomptabilité d’une économie invisible. S’y retrouvent des collègues, des post-doctorants et des doctorants. A la base de l’ethnocomptabilité, décrivant les opérations d’évaluation en cours d’action et après coup, est opérée une redéfinition des phénomènes économiques, comme rapports des hommes à propos des choses, et non plus seulement comme rapports des hommes aux choses (cette dernière définition classique est due à Pareto). Ce qui implique, à la base, de cesser de confondre la mesure et l’évaluation, en économie comme dans toutes les affaires humaines.
Parallèlement est poursuivi un vaste chantier, co-animé avec Stéphane Baciocchi (Ehess, Centre de Recherche Historique), de redécouverte des monographies des Ouvriers européens et des Ouvriers des deux Mondes, Leur collectif enquêteur d’une cinquantaine d’auteurs internationaux, initié par des praticiens de sciences de la nature, avait fondé une première fois, dans sa phase scientifique, (1840-1864), une anthropologie culturelle, économique et écologique, s’émancipant de l’ethnocentrisme culturel et capitaliste. Par la suite, les enquêtes de ce collectif ont été dénaturées, et leurs techniques de mesure scientifique, peu lisibles, sont à re-situer dans leur critique du développement de l’Occident.
 

 

Thèmes de recherche

  • Ethnocomptabilité et anthropologie de l’évaluation

  • Espaces publics et espaces économiques

  • Sens de l’injustice et sens de la réalité sociale

  • Histoire des prud’hommes en France, XIXe-XXsiècle

 

Publications

Textes édités ou réédités sur ce site

♦ A. COTTEREAU, « Contextualiser dans un monde auto-interprétant : quel prix pour la garde d’un bébé ? Un exemple d’anthropologie de l’évaluation, ou « ethnocomptabilité », in Florent Brayard (ed.), Des contextes en histoire, Paris, Bibliothèque du Centre de recherche historique, 2014, pp. 123-150 (Ouvrage disponible sur le site du CRH-EHESS)
A lire : l'article (pdf)

♦ A. COTTEREAU, « Le Play économiste », in Stéphane Baciocchi et Jérôme David, Frédéric Le Play, Éléments d’épistémologie et de science sociale,  Paris, Société d’Économie et de Science Sociale, 2007 (Triple volume spécial de la revue Les études sociales), 2007 pp. 119-191.
A lire : l'article (pdf)

♦ A. COTTEREAU, « La désincorporation des métiers, et leur transformation en publics intermédiaires : Lyon et Elbeuf, 1790-1814 » Version complète de la publication partielle dans S. L. Kaplan, P. Minard (dir.), La France, malade du corporatisme ? XVIIIe-XXe siècles, Paris, Belin, 2004, p. 97-147 et p. 479-493.
A lire : l'article (pdf)

♦ A. COTTEREAU « Faire un précédent », conférence publiée inDe l’ethnométhodologie aux approches socio-histoires. Parcours d’un séminaire, 1988-1989, Paris, CNRS/Université de Paris 7, 1990, p. 45-63.
À lire : l’article en ligne (pdf)

♦ A. COTTEREAU, « L’embauche et la vie normative des métiers durant les deux premiers tiers du XIXesiècle français », Les cahiers des relations professionnelles, n°10, février 1995, p. 47-71.
À lire : l'article en ligne (pdf)

♦ A. COTTEREAU, « L'interprétation de l'action en analyse de conversation ». Note critique , Sociologie du travail, 1988, n° 3, pp. 497-504

♦ A. COTTEREAU, « Plaisir et souffrance, justice et injustice sur les lieux de travail, dans une perspective socio-historique », dans C. Dejours (éd.), Plaisir et souffrance dans le travail, Paris, Ed de l'AOCIP, pp.37-74.
A lire : l'article (pdf)

 

Ouvrages, directions d’ouvrages et de numéros spéciaux

2011

♦ A. COTTEREAU, M. M. Marzok, Une famille andalouse. Ethnocomptabilité d’une économie invisible, Paris, Bouchene, 2011.
À lire : présentation de l’ouvrage
           Présentation de l’ouvrage et Introduction (au format pdf).

1992

♦ A. COTTEREAU et P. Ladrière (dir.), Pouvoir et légitimité. Figures de l’espace public, Paris, Éditions de l’EHESS (« Raisons Pratiques », 3), 1992.
À lire : présentation de l’ouvrage

1987

♦ A. COTTEREAU, Direction d’un numéro spécial du Mouvement social (oct.-déc./1987),Les prud’hommes, XIXe XXe (Introduction et article, voir rubrique Articles).

1983

♦ A. COTTEREAU, Direction d’un numéro spécial du Mouvement social (juillet-sept./1983),L’usure au travail (Introduction et article, voir rubrique Articles).

1980

♦ A. COTTEREAU, Réédition de D. Poulot, Le Sublime (Enquête sociale, publiée en 1869), Paris, Maspéro (Et étude préalable, voir rubrique Contributions).

 

Contribution à des ouvrages collectifs

2014

♦ A. COTTEREAU, « contextualiser dans un monde auto-interprétant : quel prix pour la garde d’un bébé ? Un exemple d’anthropologie de l’évaluation, ou « ethnocomptabilité », in Florent Brayard (ed.), Des contextes en histoire, Paris, Bibliothèque du Centre de recherche historique, 2014, pp. 123-150

2012

♦ A. COTTEREAU, « Los fantasmas de la historia: espacio público y lazos entre generaciones » in José Antonio González Alcantud y Juan Calatrava Escobar (ed.), Memoria y patrimonio. Concepto y reflexión desde el Mediterráneo, Granada, Universidad de Granada, 2012.

2011

♦ A. COTTEREAU & Mokhtar Mohatar Marzok, « Liberté, communauté et religion en milieu hispano-marocain. L’expérience d’une famille andalouse », in  M. Berger, D. Cefaï & C. Gayet-Viaud (dir), Du civil au politique – Ethnographies du vivre ensemble, Bruxelles, Peter Lang, 2011, p. 431-467.

♦ A. COTTEREAU, « L’invention du métier Jacquard et la fabrique collective lyonnaise : une régulation prud’homale à redécouvrir », in P. Vernus (dir.), [un ouvrage collectif sur les prud’hommes de Lyon], université de Lyon II, à paraître.

2007

♦ A. COTTEREAU, « Le Play économiste », Contribution, suivie d’un recueil de onze textes sélectionnés à l’appui, en partie inédits, in Stéphane Baciocchi et Jérôme David (dir.), Frédéric Le Play, éléments d’épistémologie et de science sociale, Anthologie, Paris, Les Étude sociales, 2007, p. 105-177.

2004

♦ A. COTTEREAU, « La désincorporation des métiers, et leur transformation en publics intermédiaires : Lyon et Elbeuf, 1790-1814 », in S. L. Kaplan, P. Minard (dir.), La France, malade du corporatisme ? XVIIIe-XXe siècles, Paris, Belin, 2004, p. 97-147 et p. 479-493.

2003

♦ A. COTTEREAU et L. Quéré, « Postface », in Cl. Barril, M. Carrel, J. C. Guerrero, A. Marquez (dir.), Le public en action, usages et limites de la notion d’espace public en sciences sociales, Paris, l’Harmattan, 2003, p. 363-380.

2000

♦ A. COTTEREAU, « Industrial tribunals and the establishment of a kind of common law of labour in nineteenth-century France », in W. Steinmetz, (dir.), Private Law and Social Inequality in the Industrial Age — Comparing Legal Cultures in Britain, France, Germany and the United States, Oxford, Oxford University Press, 2000, p. 203-226.

♦ A. COTTEREAU, « Précarité, pluriactivité et horizons biographiques au XIXe siècle en France », in I. Billiard, D. Debordeaux et M. Lurol, (dir.), Vivre la précarité — Trajectoires et projets de vie, La Tour d’Aigues, Éditions de l’Aube, 2000, p. 11-36.

1999

♦ A. COTTEREAU, « Dénis de justice, dénis de réalité – Remarques sur la réalité sociale et sa dénégation », in P. Gruson et R. Dulong (dir.), L’expérience du déni, Paris, Éditions de la MSH, 1999, p. 159-189.

1997

♦ A. COTTEREAU, « The fate of collective manufactures in the industrial world : the silk industries of Lyons and London, 1800-1850 », in C. Sabel & J. Zeitlin (dir.), World of possibilities, Cambridge, Cambridge University Press, p. 75-153.

1995

♦ A. COTTEREAU, « L’embauche et la vie normative des métiers durant les deux premiers tiers du XIXesiècle français », Les cahiers des relations professionnelles, n°10, février 1995, p. 47-71.

1992

♦ A. COTTEREAU, « “Esprit public” et capacité de juger. La stabilisation d’un espace public en France aux lendemains de la Révolution », in A. Cottereau et P. Ladrière (dir.), Pouvoir et légitimité. Figures de l’espace public, Paris, Éditions de l’EHESS (« Raisons Pratiques », 3), 1992, p. 239-272.

1990

♦ A. COTTEREAU, « Problèmes de conceptualisation comparative de l’industrialisation. L’exemple des ouvriers de la chaussure en France et en Grande-Bretagne (1848-1914) », in S. Magri & Ch. Topalov (dir.), Villes ouvrières, 1900-1950, Paris, L’Harmattan, p. 41-83.

♦ A. COTTEREAU, « L’intercompréhension en approche socio-historique : l’exemple du faire-un-précédent », in L. Tanguy @ Cl. Gilain (dir.), De l’ethnométhodologie aux approches socio-historiques, Paris, CNRS et Université de Paris VII, 1990, p. 45-62.

1988

♦ A. COTTEREAU, « plaisir et souffrance, justice et injustice sur les lieux de travail, dans une perspective socio-historique », in C. Dejours (dir.), Plaisir et souffrance dans le travail, Paris, Éd de l’AOCIP, p. 37-74.

♦ A. COTTEREAU, « L'interprétation de l'action en analyse de conversation ». Note critique , Sociologie du travail, 1988, n° 3, pp. 497-504

1986

♦ A. COTTEREAU, « The distinctiveness of working class cultures in France, 1848-1900 », in I. Katznelson & A. Zolberg (dir.), Working class formation : nineteenth century patterns in Western Europe and the United States, Princeton, Princeton University Press, p. 111-155.

1984

♦ A. COTTEREAU, « Les règlements d’atelier au cours de la révolution industrielle en France », étude introductive à Biroleau (Anne), Les règlements d’atelier (catalogue), Paris, Bibliothèque nationale, p. 1-23.

1980

♦ A. COTTEREAU, « Vie quotidienne et résistance ouvrière à Paris en 1870 », in Réédition de D. Poulot, Le Sublime (Enquête sociale, publiée en 1869), Paris, Maspéro, p. 7-104.

♦ A. COTTEREAU, « la tuberculose à Paris, 1882-1914… Un exemple de production de connaissances et de méconnaissances sur les modes de vie », in Vie quotidienne en milieu urbain, Paris, ouvrage (collectif) en supplément aux Annales de la recherche urbaine, p. 95-124.

♦ A. COTTEREAU, « La metropolitana parigina e i movimenti municipali », in Paolo Morachiello & Georges Teyssot (dir.), La macchine imperfette. Architecttura, programma, instituzioni nel XIXesecolo, Rome, Officina edizioni.

1977

♦ A. COTTEREAU, « pouvoir et dérision du pouvoir dans le Paris de l’avant- et de l’après-Commune », in (ouvrage collectif) Prendre la ville. Esquisse d’une histoire de l’urbanisme d’État, Paris, Anthropos, p. 131-185.

1975

♦ A. COTTEREAU, « Les origines de la planification urbaine en France », in Ministère de l’Équipement et DGRST (dir.), Politiques urbaines et planifications des villes, Paris, Ministère de l’Équipement, p. 767-794.

1974

♦ A. COTTEREAU, « Les fonctionnaires » (en collaboration) et « Les techniques administratives nouvelles » in Jacques Sallois (dir.), L’administration, Paris, CEPL, p. 248-262 et p. 461-502.

 

Articles

2011

Réédition sur ce site :

♦ A. COTTEREAU « Faire un précédent », conférence publiée in De l’ethnométhodologie aux approches socio-histoires. Parcours d’un séminaire, 1988-1989, Paris, CNRS/Université de Paris 7, 1990, p. 45-63.
À lire : l’article en ligne (pdf)

♦ A. COTTEREAU, « L’embauche et la vie normative des métiers durant les deux premiers tiers du XIXesiècle français », Les cahiers des relations professionnelles, n°10, février 1995, p. 47-71.
À lire : l'article en ligne (pdf)

2010

♦ A. COTTEREAU et M. Marzok, « Comunidad, solidaridad e Islam. El caso de la familia Mohammed (Andalucia, 2008) », Historia, Antropoloia y fuentes orales, 43, 2010, p. 15-102.

2006

♦ A. COTTEREAU, « Sens du juste et usages du droit du travail : une évolution contrastée entre la France et la Grande-Bretagne au XIXe siècle », Revue d’histoire du XIXe siècle, 33, décembre 2006, p. 95-115.

2005

♦ A. COTTEREAU, « Les batailles pour la création du Métro : un choix de mode de vie, un succès historique pour la démocratie locale », Revue d’histoire du XIXe siècle, mars 2005, p. 89-151.

2002

♦ A. COTTEREAU, « Droit et bon droit. Un droit des ouvriers instauré puis évincé par le droit du travail (France, XIXsiècle) », Annales, 6, nov. déc. 2002, p. 1521-1557.

1997

♦ A. COTTEREAU, « Les prud’hommes au XIXesiècle : une expérience originale de pratique du droit », Justices, 8, oct.-déc. 1997, p. 9-21.

1996

♦ A. COTTEREAU, « la gestion du travail, entre utilitarisme heureux et éthique malheureuse. L’exemple des entreprises françaises au début du XIXesiècle », Le Mouvement Social, 175, avril-juin 1996, p. 7-28.

1995

♦ A. COTTEREAU, « L’embauche et la vie normative des métiers durant les deux premiers tiers du XIXesiècle français », Les cahiers des relations professionnelles, n°10, février 1995, p. 47-71.

1989

♦ A. COTTEREAU, « Providence ou prévoyance ? Les prises en charge de la santé des ouvriers, au cours des XIXesiècle britannique et français », Prévenir, XIX, p. 21-51.

1987

♦ A. COTTEREAU, Étude introductive, « Cent quatre-vingt années de prud’homie », p. 3-9, et contribution « Justice et injustice ordinaire sur les lieux de travail, d’après les audiences prud’homales, 1806-1866 », p. 25-61, inLes prud’hommes, XIXe XXe. numéro spécial du Mouvement social (oct.-déc. 1987).

1984

♦ A. COTTEREAU, « La prévoyance des uns, imprévoyance des autres. Questions sur les cultures ouvrières, face aux principes de l’assurance mutuelle, au XIXesiècle », Prévenir, IX, mai 1984, p. 57-69.

1983

♦ A. COTTEREAU, Introduction, « L’usure au travail : interrogations et refoulements », p. 3-10 et contribution « Usure au travail, destins masculins et destins féminins dans les cultures ouvrières en France au XIXesiècle », in L’usure au travail, numéro spécial du Mouvement social (n°124, juillet-sept./1983).

1978

♦ A. COTTEREAU, « La tuberculose à Paris, 1882-1914 : maladie urbaine ou maladie de l’usure au travail ? », Sociologie du travail, 4, juillet-sept. 1978, p. 192-225.

1970

♦ A. COTTEREAU, « Les débuts de la planification urbaine dans l’agglomération parisienne, II, Le mouvement municipal parisien », Sociologie du travail, 4, oct-déc, p. 362-392.

1969

♦ A. COTTEREAU, « L’apparition de l’urbanisme comme action collective, … I, De Haussmann à la construction du métropolitain », Sociologie du travail, 4 oct-déc, p. 341-365.

 

Communications (sélection)

♦ A. COTTEREAU, « Sense of justice and sense of reality : troubles in their interferences and their ethnographic description », Conférence, Pékin, Ecole d’été , Université de Pékin & Ehess, 30 août 2013.

♦ A. COTTEREAU, « Le Contrat de travail en perspective historique », table ronde organisée par le Centre d’histoire du xxe siècle, université Paris I et la revue le Mouvement social, Paris, 13 juin 2008.

♦ A. COTTEREAU, « L’originalité d'un public local : le fonctionnement jurisprudentiel des prud’hommes lyonnais des années 1830-1850 », conférence au colloque international L’écho de la fabrique, Lyon, ENS-LSH, 3-5 septembre 2007.

♦ A. COTTEREAU, « Aux sources du métier Jacquard et de ses mythes : une régulation prud’homale à redécouvrir », conférencier invité et président de séance, texte au colloque international Histoire d'une juridiction d'exception : les prud'hommes (xixe–xxe siècles), Lyon, Institut des Sciences de l’Hommes, les 16-17 mars 2006.

♦ A. COTTEREAU, « L’action collective locale et l’espace public : des outils pour une approche analytique (et non pas normative) », Papier diffusé en journées d’études   L’action collective à l’échelle locale au Maghreb, Ehess, Paris, 2 et 3 décembre 2005.

♦ A. COTTEREAU, « La désincorporation des métiers,et leur transformationen publics intermédiaires :l’exemple de Lyon et de la région rouennaise,de la Révolution à l’Empire », in S. L. Kaplan, P. Minard (dir.), La France, malade du corporatisme ? XVIIIe-XXe siècles, Paris, Belin, 2004, p. 97-147.

♦ A. COTTEREAU, Le sens du juste, conférences de Moscou  et de Saint-Pétersbourg, Collège universitaire français,  Université d'État Lomonossov 12-21 novembre 2002,  Saint-Pétersbourg, 12-12 novembre 2003,  deux séries de  six conférences, documents diffusés en Russe.

♦ A. COTTEREAU, « La montée en singularité : analyse des solutions jurisprudentielles », Communication au colloque Sens de la justice, sens critique, Semaine du Centre international de Cerisy, 5-12 juin 2001.

♦ A. COTTEREAU, « La Grande Peur et son issue. D’une crise de la réalité sociale à l’invention d’un espace public démocratique ». Communication au colloque Les sens du public : Publics politiques et médiatiques, coorganisé par le (Curapp, Amiens) et le Cems de l’Ehess, Amiens, 7 - 8 mars 1992

 

Conférence disponible sur le Web

« Rendre visible une économie invisible : une enquête en milieu hispano-marocain" » Institute d’études avancées de Nantes, 18 décembre 2012.
http://www.dailymotion.com/video/xwo8dr_iea-de-nantes-conference-alain-cottereau_tech

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“Medicalized” Childbirth as a Public Problem

Journée(s) d'étude - Jeudi 29 septembre 2016 - 09:00

Obstetrical knowledge, technologies and practices have dramatically transformed women’s reproductive experiences worldwide. Medicalization of childbirth was accelerated in the 20th century by the displacement of childbirth from home to the hospital, and by the generalization of surgical techniques and pharmaceutical products. Medical interventionism took multiple, situated forms. Some countries (Brazil, China, Mexico, Turkey, Italy) normalized C-sections as a no-risk and no-pain alternative to “natural” birth; others, like France and Québec, generalized the use of epidural anesthesia; in many contexts, the induction of labor, its acceleration by oxytocin, and episiotomy became routinely employed techniques.

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Frontières

Journée(s) d'étude - Vendredi 03 juin 2016 - 09:00

Quand la demande d’abolition des frontières se fait pressante, qu’elle vienne des pouvoirs économiques ou de la société civile, que de multiples frontières et murs se recréent dans toutes les régions du monde, que des guerres sont à la fois localisées et déterritorialisées, il paraît nécessaire de revenir aux origines, lorsque le concept n’existait pas encore, aux raisons d’être qui ont été avancées pour les constituer, aux fonctions qui leur sont dévolues. Nous le ferons en examinant d’emblée le sens de la revendication contemporaine de leur abolition. Munis de ce bagage, nous cheminerons, depuis la pluralité des concepts utilisés par les historiens grecs jusqu’au sillon de Romulus, fondateur pour la mythologie juridique. Le mot frontière s’imposa lentement pour acquérir son sens actuel, et sa représentation – un trait sur une carte qui crée dans le même temps, des espaces séparés et des zones d’échanges. En droit constitutionnel, ce trait délimite un territoire, où vit un peuple, éventuellement avec des minorités ou/et des peuples autochtones, peuple sur lequel s’exerce, ou cherche à s’exercer, un pouvoir souverain. De l’autre côté du trait s’exerce un autre pouvoir souverain. Il y a donc un rapport spécifique entre le trait abstrait, sa matérialisation par des postes-frontières, check-points, murailles, la surface à l’intérieur du trait et l’institutionnalisation de formes de pouvoir et de gouvernement impliquant une administration, une justice, une fiscalité, un drapeau, une ou des monnaies, etc. Ces traits peuvent être contestés – ce sont les conflits frontaliers, chauds ou froids, qui se règlent par la force ou par le droit –, déplacés – que ce soit par la force ou par accord entre les parties, renforcés par des murs, coordonnés avec d’autres lorsque se forme une entité régionale comme l’Union européenne. Sans ce rapport entre le trait, la surface, le peuple et un pouvoir de jurisdictio, une politique consentie est-elle possible ?

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Émotions

Journée(s) d'étude - Mardi 24 mai 2016 - 08:30

Les émotions occupent une place de plus en plus importante dans les sciences humaines et sociales contemporaines. Pour ce qui est de la sociologie, cette évolution n’est pas sans lien avec la généralisation du recours à l’enquête ethnographique et aux entretiens, qui placent souvent, sinon toujours, le sociologue face aux émotions des enquêtés, et face aux siennes. Des moments d’épreuves semblables à ceux que la société française a vécu avec les attentats de janvier et de novembre 2015 confèrent aussi à cette question des émotions une urgence particulière.

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Centre d'étude des mouvements sociaux – Institut Marcel Mauss

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