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L'expérience publique des crimes politiques du passé. Le cas du Chili post-dictature (1990-2004)

Soutenance de thèse de Paola Diaz/15 mai 2014

Centre d’Étude des Mouvements Sociaux — Institut Marcel Mauss, EHESS, Paris

Le jeudi 15 mai 2014 à 14h00, salle 9

à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales

105 Bd Raspail, 75006, Paris

 

Paola DIAZ

soutiendra publiquement sa thèse de doctorat

dirigée par Louis QUÉRÉ

 

L’expérience publique des crimes politiques du passé.

Le cas du Chili post-dictature (1990-2004)

 

 

Composition du jury :

 

  • M. Gilles BATAILLON, directeur d’études, EHESS ;
  • M. Stéphane BOISARD, maître de conférences, Université Paris 3 ;
  • M. Alfredo JOIGNANT, professeur, Universidad Diego Portales (rapporteur) ;
  • Mme Marie-Claire LAVABRE, directrice de recherche, CNRS (rapporteur) ;
  • M. Louis QUÉRÉ (directeur de recherche, CNRS, directeur de la thèse) ;
  • M. Cédric TERZI, maître de conférences, Université Lille 3.

 

 

Résumé de la thèse : 

 

Cette thèse est le fruit d’une enquête empirique sur l’expérience publique des crimes politiques de la dictature chilienne (1973-1990) en tant que problème public du Chili post-autoritaire. À partir de l’analyse d’entretiens, de discours présidentiels, de la presse écrite, de documents associatifs et officiels, nous proposons une restitution située des conflits publics liés à ces crimes. La première partie de cette thèse porte sur la constitution de la cause des détenus disparus par leurs familles au sein de l’Association de familles des détenus disparus du Chili (AFDD). Cette étude montre la préfiguration du problème éthico-politique qui sera au cœur de la transition vers la démocratie, à savoir, comment les crimes politiques affectent le lien politique. La deuxième partie analyse la reconfiguration du problème et une nouvelle modalité de sa publicisation : le problème passe d’une vérité pour la justice, dénoncée par les associations des parents de victimes, à une vérité pour la réconciliation, brandie par le gouvernement élu. La troisième partie s’intéresse aux modalités des conflits liés à une croissante judiciarisation du problème des crimes, qui est mise en concurrence notamment avec la négociation d’une solution politique, à partir de l’Affaire Pinochet (1998-2000). La quatrième partie étudie une nouvelle configuration du problème des crimes axée sur la problématique de la mémoire des évènements traumatiques et son officialisation. Enfin, la dernière partie analyse la reconnaissance officielle de l’emprisonnement politique et de la torture, au moyen d’une factualisation extensive de ces pratiques répressives ainsi que les possibilités et limites que cette nouvelle publicisation du problème implique pour la transmission de la mémoire des évènements.

Cette enquête constitue une pragmatique de l’expérience publique des crimes politiques qui s’efforce de montrer les relations traductives entre sa dimension éthique et sa dimension politique, tant pour les personnes touchées que pour la communauté politique impliquée. Par un récit et une analyse détaillée des situations de conflit liées à ces crimes, cette investigation rend compte de la détermination progressive et situationnelle de ce qui est couramment désigné par la littérature comme « transition démocratique » et « justice transitionnelle ».  Cette démarche sociologique ouvre une voie pour observer et décrire des processus politiques larges à travers l’étude détaillée des pratiques situées.

 

Mots-clés :

Sociologie de l’expérience publique, discours politiques, traduction de l’expérience, problèmes publics, factualisation et valuation des crimes politiques, pouvoir symbolique, Chili, dictature, transition vers la démocratie, engagement familial, réconciliation nationale.

 

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