CECI n'est pas EXECUTE cems : Soutenance Edouard Gardella

Soutenance Edouard Gardella

Thèse de doctorat soutenue par Edouard Gardella, sous la direction de Daniel Cefaï et Patrice Duran, le 11 décembre 2014, à l’EHESS.

 

Titre de la thèse

♦ « L'urgence sociale comme chronopolitique. Temporalités et justice sociale de l'assistance aux personnes sans-abri en France depuis les années 1980 »

 

Les membres du jury

♦ M. Marc Bessin, chargé de recherches, CNRS,

♦ M. Daniel Cefaï, directeur d'études à l'EHESS (directeur de thèse),

♦ M. François Dubet, professeur émérite, Université de Bordeaux, directeur d'études à l'EHESS,

♦ M. Patrice Duran, professeur des universités, ENS Cachan (directeur de thèse),

♦ Mme Pascale Laborier, professeure des universités, Paris Ouest,

♦ Mme Pascale Pichon, professeure des universités, Université de Saint-Etienne (rapporteure),

♦ M. Bertrand Ravon, professeur des universités, Université de Lyon II (rapporteur).

 

Résumé de la thèse

À partir d’une enquête de terrain sur l’assistance en urgence des personnes sans-abri depuis les années 1980 en France, ce travail esquisse une sociologie politique du temps articulée autour d’un concept : la chronopolitique. Ce concept est né d’entretiens réalisés avec des personnes sans-abri et de l’investigation ethnographique de différents sites sur lesquels l’assistance s’accomplit. La circulation entre divers acteurs et à divers niveaux de l’action publique, ainsi que l’exploitation d’archives administratives et de thèses de médecine, conduit au constat que les perspectives temporelles sont décisives dans la définition et la régulation du sans-abrisme. Les trois parties de la thèse renvoient à trois temporalisations du problème public. La première partie donne à voir l'histoire et les diverses formes prises par la réactivité dans les pratiques d’urgence sociale, entre frénésie saisonnière et vigilance continue. La deuxième partie examine l’organisation du passage de la rue à un hébergement par le prisme des principes et des pratiques de justice distributive, articulés autour des tensions pesant sur la défense et la mise en œuvre du principe d'inconditionnalité. La troisième partie se concentre sur la durée de séjour en hébergement, très courte dans l'urgence, pour explorer les diverses réactions qu'elle suscite chez les sans-abri, les transformations qu'elle a connues depuis 2007 et quelques conséquences de son allongement sur le travail d'intervention sociale. L’enquête ne se termine pas sur le catastrophisme habituellement associé aux analyses sur « l’urgence » mais sur la mise en question d’un possible droit inconditionnel à habiter.

Abstract

Based on fieldwork, this thesis investigates emergency assistance to homeless people in France since the 1980s and outlines a political sociology of time which revolves around the concept of chronopolitics. This concept emerged out of interviews with homeless people and out of an ethnographical survey of the various sites where assistance is given. The observation of the circulation of agents and of the different levels of public intervention, as well as the exploration of administrative archives and of medical theses, suggest that considerations related to time are decisive for the definition and regulation of homelessness. The three sections of the thesis correspond to time-related frameworks in relation to the public problem of homelessness. The first section details the history and the various forms of reactiveness in social emergency practices, with the alternation between seasonal frenzy and regular watchfulness. The second section examines how the transition from the street to accommodation is organised, and uses to do so the principles and practices of distributive justice, while analysing the tensions associated with the defence and implementation of the principle of unconditional assistance. The third section focuses on the duration of stays in accommodation, which is very short in emergency cases, and studies the reactions it provokes among homeless people, the transformations it has undergone since 2007, and a series of consequences which the lengthening of stays has had on social intervention work. The end of the thesis does not strike a deeply pessimistic note, as a survey of “emergency” work may be expected to do, but rather offers reflections on the possibility of an unconditional right to inhabit.

EHESS
CNRS

flux rss  Actualités

La construction sociale du lait. Du lait de femme au lait de vache

Journée(s) d'étude - Mercredi 10 mai 2017 - 08:30 Cette journée d’étude a pour but de faire se confronter les perspectives développées par différentes sciences humaines et sociales sur le lait afin d’appréhender les relations réciproques du politique et du social qui se développent autour de cet (...)(...)

Lire la suite

Finance as a response to global environmental crises? Critical analysis of the ‘economicization’ of carbon emissions and biodiversity

Appel à communication - Lundi 22 mai 2017 - 20:00A conference hosted by theCentre for Globalisation and Governance, Universität Hamburg, GermanyDates: 29 Nov-1 Dec 2017Conveners: Eve Chiapello (EHESS Paris) and Anita Engels (Universität Hamburg)Submission deadline for paper proposals: 22 May 201 (...)(...)

Lire la suite

3ème édition des Rencontres Annuelles d'Ethnographie (RAE)

Journée(s) d'étude - Jeudi 24 novembre 2016 - 09:003ème édition des Rencontres Annuelles d'Ethnographie (RAE).Organisées autour de 13 ateliers thématiques réunissant des doctorant.e.s et des chercheur.e.s de différentes disciplines en sciences sociales pour échanger sur la pratique de l'ethnogra (...)(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

Centre d'étude des mouvements sociaux – Institut Marcel Mauss

CEMS–IMM/UMR-8178

190-198 Avenue de France 75013 Paris
Tel.: +33 (0)1 49 54 25 82
        +33 (0)1 49 54 25 95
Fax: +33 (0)1 49 54 26 70
cems@ehess.fr

 

! Attention, à partir du 1er avril 2017, le siège de l'EHESS revient au 54 boulevard Raspail, 75006 Paris. Dès cette date, les envois postaux et les livraisons devront se faire à cette adresse !