CECI n'est pas EXECUTE cems : OP27 / Pour un nouveau regard sur l’expérience publique

OP27 / Pour un nouveau regard sur l’expérience publique

Pour un nouveau regard sur l’expérience publique

Louis Quéré

Introduction: Pourquoi parler d’expérience publique ? Parce que les idées, concepts et schèmes de pensée que nous utilisons habituellement pour concevoir le mode de participation à la vie publique, en tant qu’elle est animée et structurée par les formes et les outils modernes de la communication, ne restituent pas correctement les expériences qui constituent cette participation, comme « hommes de la rue » ou comme « citoyens bien informés » (Schütz). Aussi bien la teneur que la modalité de ces expériences sont souvent déformées, que ce soit du fait du biais subjectiviste et individualiste inhérent à la culture moderne, de l’idéalisme inhérent aux théories normatives de l’espace public (Habermas, Rawls et d’autres) ou tout simplement du réalisme sociologique, placé sous le signe du soupçon (les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent être) et du dévoilement d’intérêts, de stratégies ou de déterminations inconscientes. C’est pour mieux analyser ces expériences que nous avons tenté, Cédric Terzi et moi-même, d’élaborer une problématique de l’expérience publique.

Pour en exposer les principales articulations, je procéderai en trois étapes. Je présenterai d’abord le concept pragmatiste d’expérience, que je fais mien. Je m’arrêterai ensuite, plus longuement, sur ce qu’est l’expérience publique, et sur les statuts de participation qui la constituent. La condition de spectateur caractérise cette participation, car, pour l’essentiel, l’expérience publique est celle non pas de citoyens bien informés, mais de spectateurs bien disposés (Adut, 2012). Enfin, je considérerai la place et le travail des émotions dans cette expérience – les exemples ne manquent pas dans l’actualité récente (Charlie Hebdo, destructions de patrimoines par Daesch, naufrages de migrants en Méditerranée et ailleurs, catastrophes naturelles, politique grecque de l’Europe, etc.) pour illustrer cette place et ce travail.

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