CECI n'est pas EXECUTE cems : Soutien du CEMS au concours CNRS 2019

Concours CNRS 2019 |

Soutien du CEMS au concours CNRS 2019

Les candidat.e.s aux concours 2019 du CNRS peuvent solliciter le soutien du Centre d'études des mouvements sociaux (CEMS/ CNRS-EHESS).


Les personnes intéressées sont invitées à envoyer leur dossier à Sezin Topçu (sezin.topcu[at]ehess.fr) avant le 1er décembre 2018.


Ce dossier doit comprendre:

♦ une première version, aussi aboutie possible, du projet de recherche;

♦ un curriculum vitae (avec une présentation claire des publications)

♦ et dans l'hypothèse où elles sont déjà disponibles, des copies de la thèse et du rapport de soutenance.

 

Les dossiers seront examinés par des rapporteurs, puis discutés en conseil de laboratoire. Les candidatures soutenues par le CEMS seront annoncées le 13 décembre 2018.

 

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Le CEMS est une équipe de chercheur.es, enseignant.es chercheur.es, post-doc et doctorant.e.s, réunie autour d’un projet scientifique renouvelé (« En quête de démocratie » 2018-2022).

Depuis le début des années 1980, le CEMS a participé activement au renouvellement de l’enquête en sciences sociales, ouvrant de nouveaux chantiers, développant de nouvelles problématiques (espace public, problèmes publics, expériences limites, effritement de la société salariale, genre ou pragmatisme, par exemple) et contribuant à expérimenter des méthodes qui se sont ensuite diffusées dans la discipline (anthropologie morale, ethnographie du politique, ethnométhodologie, pragmatique de l’action collective, enquête sur arènes publiques, sociologie des publics médiatiques, études des sciences et des techniques, études de réception, analyse conversationnelle).

Le CEMS s’est ainsi distingué comme un laboratoire où ont été menées des enquêtes sur l’espace public et son articulation à la sphère privée, sur les mouvements sociaux, urbains et religieux, sur la formation de problèmes publics, sur les métamorphoses de la question sociale et du capitalisme en France et en Europe ou les « transitions démocratiques » en Amérique du Sud et en Europe de l’Est. Tout en maintenant cet héritage vivant, le CEMS réaffirme dans son nouveau projet son intérêt pour la thématique de la démocratie et pour les outils destinés à enquêter sur elle, la décrire et l’analyser.

En quête de démocratie

Le projet du CEMS se décline autour de quatre axes, qui fixent des directions générales de recherche :

 

Axe 1. Vivre, participer, expérimenter

Axe 2. Problématiser, publiciser, médiatiser

Axe 3. Se mobiliser, protester, revendiquer

Axe 4 : Évaluer, gouverner, instituer

 

Ces quatre axes renvoient aux dimensions d’enquête et d’analyse d’une philosophie, d’une anthropologie et d’une sociologie de la démocratie.

La démocratie est ici comprise comme une « forme de vie collective » (Dewey, Arendt, Lefort) autant qu’un système de gouvernement, de lois et d’institutions. Elle est un régime politique (Etat de droit, libertés publiques et privées, séparation et équilibre des pouvoirs, droits de l’homme et du citoyen…), mais elle est aussi un mode d’expérience civile, civique et citoyenne. Cette forme de vie se laisse décrire jusque dans ses manifestations infinitésimales dans l’ordre des expériences privées ou publiques – y compris de réparation de torts, dommages ou traumas.

C’est un monde turbulent fait de doutes, d’enquêtes, d’expérimentations, de discussions et de protestations en tout genre – une « société de mobilisations collectives et de problèmes publics ». C’est un monde bouillonnant, dont les critiques, les dénonciations et les revendications ne cessent de nourrir des institutions, étatiques et civiles, qui tentent de créer, réguler, normer et protéger des biens publics.

C’est également un monde de controverses : dans le domaine de l’environnement, autour des dommages sanitaires engendrés par l’activité industrielle ; dans le domaine social, autour du creusement des inégalités liées aux caractéristiques sociales, culturelles et économiques, ou à l’état de santé des individus et des populations ; dans le domaine politique, avec la désaffection des formes d’engagement classiques et l’émergence de modes de mobilisations (de victimes, de sinistrés, etc.) revendiquant une expertise sur les situations qui les affectent.

C’est aussi un monde divisé, fait d’une pluralité de styles de vie, de croyances et d’opinions qui doivent cohabiter de façon pacifique et qui doit sans cesse réinventer des modalités de participation, représentation et de régulation du conflit. C’est en effet un monde où les conflits entre groupements d’intérêt sont exacerbés, où le « contrat » de l’Etat-Providence/ intégration républicaine/ redistribution social-démocratique est remis en cause par les dynamiques du capitalisme néolibéral, et où des mouvements politiques travaillent à l’exclusion et la stigmatisation d’une partie de la population.

C’est enfin un monde où se mettent en place toutes sortes de dispositifs de contrôle, de surveillance, de normalisation, de gouvernementalité qu’il faut recenser et dont il faut comprendre la portée. Le croisement des critiques de la démocratie et du capitalisme et la mise en place d’outils de compréhension de leurs transformations les plus récentes est ici central.

 

 

Groupes de travail

 

Cet intérêt pour la démocratie se réalise dans 5 groupes de travail.

 

Le groupe « Enquêter sur le politique » (GT1) réunit ainsi divers collectifs qui expérimentent et innovent en matière d’enquête (ethnographies du politique, analyses du discours, ethnométhodologie, ethnocomptabilité) et s’interrogent sur de nouvelles manières de problématiser le « politique » en relation à la production de nouveaux objets et méthodes.

 

Le groupe « Démocratie et philosophie : pragmatisme, herméneutique et phénoménologie » (GT2) occupe une place centrale dans le nouvel intérêt porté, au niveau international, pour les approches inspirées du pragmatisme (revues Pragmata et European Journal of Pragmatism and American Philosophy), qu’il croise avec des intérêts plus anciens au laboratoire pour la philosophie politique (Dewey, Arendt, Lefort), pour la phénoménologie et pour l’herméneutique (avec des liens forts avec l’Institut Ricoeur).

 

Le groupe « Mobilisations collectives et problèmes publics » (GT3), pilier historique du CEMS, connaît un renouvellement important avec l’arrivée de nouveaux chercheurs et d’un pôle actif de doctorants – il explore des méthodes et des objets d’une grande variété : « hypermédicalisation » des naissances, mouvement de développement de la permaculture, mobilisations de victimes médicales, revendications de droits des personnes en situation de handicap et toutes sortes de thèmes : prison, manifestations de rue, sous-traitants du nucléaire, Roms, marijuana, « communs », favelas, corruption, minorités sexuelles, mémoire de l’esclavage…

 

Le groupe « Socio-économie, ethnocomptabilité et anthropologie de l’évaluation » (GT4) participe du renouveau d’une sociologie et d’une anthropologie de l’évaluation, et enquête sur des phénomènes qui vont des pratiques les plus quotidiennes aux politiques publiques, avec une critique forte des modèles d’analyse et de calcul économique – transformations du management et de la comptabilité, processus de financiarisation du monde, techniques d’enquête sur les budgets de famille, modes de production et de consommation alternatifs…

 

Le groupe « Risques, violences et réparations » (GT5) propose des cadres d’analyse et des formes d’enquête qui permettent de comprendre comment, dans les domaines de la médecine, de l’environnement, du handicap ou des violences politiques, sont qualifiés et réparés des dommages associés aux activités humaines. Il enquête sur des thèmes aussi variés que les fonds d’indemnisation, les systèmes d’assurances, les manifestations mémorielles, les procès, les prises en charge post-traumatique, les procédures de réhabilitation et de reconstruction, les dispositifs d’entraide et de soins…

 

Pour en savoir plus sur le CEMS et sur ses groupes de travail : http://cems.ehess.fr/index.php?4073
 

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