Les membres | Membres statutaires

Sezin Topçu

ST

Chargée de recherche CNRS

Coordonnées

190-198 Avenue de France 75013 Paris

Bureau 559

sezin.topcu[at]ehess.fr

01 49 54 25 92

Thèmes de recherche

  • Histoire et sociologie des sciences, des techniques et de l’environnement, sociologie de la critique, sociologie du risque, sociologie de l’énergie, études sur la gouvernementalité.
  • Formes de gouvernement des secteurs énergétiques et des technologies nucléaires depuis la 2ème Guerre mondiale.
  • Politiques (néo)libérales du risque, gestion post-catastrophe, empowerment, autonomie, gouvernement de soi.
  • Contestations de l’industrie nucléaire, militantisme écologiste, engagement des savants, contre-expertises associatives, conflits postcoloniaux autour de l’uranium.
  • Savoirs et pouvoirs, dichotomie expert/profane, gestion de la preuve, secret, transparence, fabrique de l’ignorance.
  • Théories de la démocratie participative et approches réflexives en  « Sciences, technologies, société ».

 

Parcours universitaire

  • Qualifiée (CNU) en section 19 (sociologie) et 72 (histoire et épistémologie des sciences et des techniques).
  • Docteur de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (2010).
    Titre de la thèse :
    « L’agir contestataire à l’épreuve de l’atome. Critique et gouvernement de la critique dans l’histoire de l’énergie nucléaire en France (1968-2008)», Centre A. Koyré, Ehess, thèse menée sous la direction de M. Dominique Pestre, soutenue publiquement le 24 septembre 2010 devant le jury composé de Christophe Bonneuil, Michel Callon, Gabrielle Hecht, Laurent Mermet, Dominique Pestre, Patrick Petitjean, « Mention très honorable avec les félicitations du Jury à l’unaninimité »).
  • DEA en histoire des sciences et des techniques (Ehess, 2004).
  • Master en sociologie des sciences et des techniques (Université Strasbourg, 2002).
  • Ancienne élève de l’Université du Bosphore(Istanbul, grad’99).

 

Responsabilités scientifiques actuelles ou récentes

  • Membre du conseil d’administration de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
  • Membre du comité de rédaction de « Participations. Revue de sciences sociales sur la démocratie et la citoyenneté »
  • Co-coordinateur, avec G. Courty, du projet Cnrs-Needs « Retombées économiques et sociales de l’accident de Fukushima en Europe » (RESPAFE)
  • Membre du projet ANR « Gatseg » (coord. D. Pestre) et du projet ANR « Index » (coord. E. Henry)
  • Organisation, avec R. Frega, de la conférence « Normativités en conflit : les controverses alimentaires transnationales entre science, politique et droit » (Ehess, 9 décembre 2013).
  • Organisation, avec G. Gourgues, du colloque « L’impératif participatif en procès ? Regards croisés sur les critiques de la participation » (Ehess, 22-23 mars 2012).
  • Organisation, avec C. Bonneuil et C. Pessis, du colloque « Une autre histoire des Trente Glorieuses. Alertes environnementales et contestations du progrès dans la France d’après-Guerre (1945-1968) », Ehess, 12-13 sept. 2011.
  • Organisation, avec D. Pestre, S. Boudia, A. Dahan, J.-P. Gaudillière, N. Jas, du workshop international « The Gouvernment of Technoscience, Technological Products and Environment at a Global Level. Experts, Actors, Tools and Institutions » (La Londe Les Maures, 28 août-1 sept. 2011).
  • Organisation, avec M. Ghil et H. Le Treut, du cycle de conférences « Changement climatique : des questions scientifiques aux enjeux sociétaux », Ecole Normale Supérieure de Paris, sept 2010-juin 2011.

 

Enseignements 2013-2014

 

Publications

Ouvrage

♦ TOPÇU Sezin, La France nucléaire. L’art de gouverner une technologie contestée, Paris, Seuil, 2013.

 

Directions d’ouvrages et de revues

♦ TOPÇU Sezin & Christophe Bonneuil, Céline Pessis (dir.), Une autre histoire des Trente Glorieuses. Modernisation, contestations et pollutions dans la France d’après-guerre, Paris, La Découverte, 2013.

♦ TOPÇU Sezin & G. Gourgues, S. Rui (dir.), Dossier spécial « Critique de la participation et gouvernementalité », Participations. Revue de sciences sociales pour la démocratie et la citoyenneté, 6, octobre septembre 2013.

♦ TOPÇU Sezin avec C. Cuny et K. Serrano-Velarde(dir.),Savoirs  en débat. Perspectives franco-allemandes, Paris, L'Harmattan (coll. « Sciences et Société »), 2008.

 

Articles dans des revues internationales et nationales à comité d’évaluation

♦ TOPÇU Sezin, « Technosciences, pouvoirs et résistances. Une approche par la gouvernementalité », Revue d'histoire moderne et contemporaine, 2013, 3, n°60/4bis.

♦ TOPÇU Sezin, « Der Laie im Fokus nuklearer Debatten. Konstruktion und Instrumentalisierung des Laienbegriffs im französischen Atomdiskurs » (avec Kathia Serrano-Velarde), Österreichischen Zeitschrift für Soziologie (Revue autrichienne de sociologie), vol. 36, n°1, 2011, pp. 91-114.

♦ TOPÇU Sezin, « Confronting nuclear risks: counter-expertise as politics within the French nuclear energy debate», Nature and Culture, vol. 3, n°2, 2008, pp. 91-111.

♦ TOPÇU Sezin, « Les physiciens dans le mouvement antinucléaire: entre science, expertise et politique », Cahier d'histoire. Revue d'histoire critique, 102, 2007, pp.89-108.

♦ TOPÇU Sezin, « Nucléaire : de la mobilisation des “savants” aux contre-expertises associatives », Nature Science Société,  14, 2006, pp. 249-256.

 

Chapitres d’ouvrages

♦ TOPÇU Sezin, « Atome, gloire et désenchantement : résister à la France nucléaire avant Mai 1968 » in C. Pessis, S. Topçu, C. Bonneuil (dir.), Une autre histoire des Trente Glorieuses. Modernisation, contestations et pollutions dans la France d’après-guerre, Paris, La Découverte, 2013, p. 189-209.

♦ TOPÇU Sezin, « Chernobyl Empowerment? Exporting Participatory Governance to Contaminated Territories » in S. Boudia, N. Jas (dir.), Toxicants, Health and Regulation since 1945, Pickering & Chatto Publishers, Studies for the Society for the Social History of Medicine Series (6), 2013.

♦ TOPÇU Sezin, « L'énergie nucléaire et la politique des mots» in Marie-Jo Menozzi, Fabrice Flipo, Dominique Pecaud (dir.), Énergie et  société : sciences, gouvernances et usages, EdiSud, Paris, 2009.

♦ TOPÇU Sezin, « Le nucléaire à l'épreuve de l'expertise citoyenne. Quels savoirs ? Quels enjeux ? » in Sezin Topçu, Cécile Cuny, Kathia Serrano-Velarde (dir.), Savoirs en débat. Perspectives franco-allemandes,  Éditions L'Harmattan, coll. Sciences et société, Paris, 2008, p. 146-169.

♦ TOPÇU Sezin, «  Tensions liées aux  rhétoriques du 'profane': le cas du nucléaire », in Thomas Fromentin, Stéphanie Wocjik (dir.), Le profane en politique. Compétences et engagement du citoyen, Éditions L'Harmattan, coll. Logiques politiques, Paris, 2008, p. 85-110.

 

Articles de vulgarisation

♦ TOPÇU Sezin, « Qu’est-ce que l’énergie nucléaire fait à la critique sociale ? » in L. Larqué, D. Pestre (dir.), Les sciences ça nous regarde : histoires surprenantes de nos rapports aux sciences et aux techniques, Paris, La Découverte, 2013, p. 238-242.

♦ TOPÇU Sezin, « Gérer l’après-catastrophe : vers un art de la survie ? » in L. Larqué, D. Pestre (dir.), Les sciences ça nous regarde : histoires surprenantes de nos rapports aux sciences et aux techniques, Paris, La Découverte, 2013, p. 233-237.

♦ TOPÇU Sezin, « France after Fukushima » in Nina Netzer, Jochen Steinhilber (eds.), The end of nuclear energy? International Perspectives after Fukushima, Friedrich Ebert Stiftung, Berlin, 2011.

♦ TOPÇU Sezin, « Critique du nucléaire et gouvernement de l’opinion » (Entretien), Contretemps, juillet 2011.

 

Publications dans des actes de colloque international

♦ TOPÇU Sezin, « Vers une mise en culture de la catastrophe ? Mobiliser les publics européens face au risque radiologique'durable' », Actes du colloque « Cultures des sciences en Europe » du 10-11 février 2011, Presses Universitaires de Nancy, 2013, p. 159-174.

♦ TOPÇU Sezin, « La construction historique de la notion du profane» in Jean-Pierre Alix, Bernard Ancori, Pierre Petit (dir.), Sciences en société au XXIe siècle. Autres relations, autres pratiques. Actes du Colloque des 28-29 nov. 2007 au Parlement Européen, CNRS Editions, Paris, 2008, p. 56-68.

 

Entretien

♦ TOPÇU Sezin & C. Girard et J. Talpin, « Vers un système délibératif mondial ? Entretien avec John Dryzek », Participations. Revue de sciences sociales pour la démocratie et la citoyenneté, 2/1, 2012, p. 167-180.

 

Recension d’ouvrages (sélection)

♦ TOPÇU Sezin, « La biodiversité sous influence ? Les lobbies industriels face aux politiques internationales d’environnement » (A. Orsini, Eds. de l’Université de Bruxelles, 2010), Sociologie du travail, 55, 2013.

♦ TOPÇU Sezin, « Savoirs et savants: Les études sur la science en France » de J.-M. Berthellot, O. Martin, C. Collinet (Presses Universitaires de France, 2005), Nature Science Société, 3, 2008.

♦ TOPÇU Sezin, « Pour un catastrophisme éclairé. Quand l'impossible devient certain » (Seuil, 2002) et  « Petite   métaphysique de tsunamis » (Seuil, 2005) de J.-P. Dupuy, La Recherche, Dossier « Science à Risque », Mai-Juin 2007.

♦ TOPÇU Sezin, « De Tchernobyl en Tchernobyls » de G. Charpak, R.L. Garwin, V. Journé (Odile Jacob, 2005), La Recherche, 397, mai 2006.

♦ TOPÇU Sezin, « Pétrole apocalypse » de Y. Cochet (Fayard, 2005), Mouvements, 45/46, mai-août 2006.

♦ TOPÇU Sezin, « Retour de Tchernobyl : journal d'un homme en colère » de J.-P. Dupuy (Seuil, 2006), La Recherche, 401, octobre 2006.

♦ TOPÇU Sezin, « Les irradiés de la république » de B. Barillot (Complexe, 2003), Eco'Rev, 19, avril 2005.

EHESS
CNRS

flux rss  Actualités

Internationalisaton de la recherche scientifique

Débat - Mardi 18 octobre 2016 - 14:00

La Revue française de sociologie, les Presses de Sciences Po, le Centre d’Etude des Mouvements Sociaux et le Groupe Sciences et Technologies de l’Institut Marcel Mauss (UMR CNRS-EHESS) sont heureux de vous convier à assister à une table ronde qui se déroulera le 18 octobre 2016, de 14h à 16h, à l’EHESS, 190 avenue de France à Paris (salles 640-641 au 6e étage), à l’occasion de la parution du dernier numéro de la Revue française de sociologie consacré à l’internationalisaton de la recherche scientifique, coordonné par Michel Dubois, Yves Gingras et Claude Rosental.

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“Medicalized” Childbirth as a Public Problem

Journée(s) d'étude - Jeudi 29 septembre 2016 - 09:00

Obstetrical knowledge, technologies and practices have dramatically transformed women’s reproductive experiences worldwide. Medicalization of childbirth was accelerated in the 20th century by the displacement of childbirth from home to the hospital, and by the generalization of surgical techniques and pharmaceutical products. Medical interventionism took multiple, situated forms. Some countries (Brazil, China, Mexico, Turkey, Italy) normalized C-sections as a no-risk and no-pain alternative to “natural” birth; others, like France and Québec, generalized the use of epidural anesthesia; in many contexts, the induction of labor, its acceleration by oxytocin, and episiotomy became routinely employed techniques.

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Frontières

Journée(s) d'étude - Vendredi 03 juin 2016 - 09:00

Quand la demande d’abolition des frontières se fait pressante, qu’elle vienne des pouvoirs économiques ou de la société civile, que de multiples frontières et murs se recréent dans toutes les régions du monde, que des guerres sont à la fois localisées et déterritorialisées, il paraît nécessaire de revenir aux origines, lorsque le concept n’existait pas encore, aux raisons d’être qui ont été avancées pour les constituer, aux fonctions qui leur sont dévolues. Nous le ferons en examinant d’emblée le sens de la revendication contemporaine de leur abolition. Munis de ce bagage, nous cheminerons, depuis la pluralité des concepts utilisés par les historiens grecs jusqu’au sillon de Romulus, fondateur pour la mythologie juridique. Le mot frontière s’imposa lentement pour acquérir son sens actuel, et sa représentation – un trait sur une carte qui crée dans le même temps, des espaces séparés et des zones d’échanges. En droit constitutionnel, ce trait délimite un territoire, où vit un peuple, éventuellement avec des minorités ou/et des peuples autochtones, peuple sur lequel s’exerce, ou cherche à s’exercer, un pouvoir souverain. De l’autre côté du trait s’exerce un autre pouvoir souverain. Il y a donc un rapport spécifique entre le trait abstrait, sa matérialisation par des postes-frontières, check-points, murailles, la surface à l’intérieur du trait et l’institutionnalisation de formes de pouvoir et de gouvernement impliquant une administration, une justice, une fiscalité, un drapeau, une ou des monnaies, etc. Ces traits peuvent être contestés – ce sont les conflits frontaliers, chauds ou froids, qui se règlent par la force ou par le droit –, déplacés – que ce soit par la force ou par accord entre les parties, renforcés par des murs, coordonnés avec d’autres lorsque se forme une entité régionale comme l’Union européenne. Sans ce rapport entre le trait, la surface, le peuple et un pouvoir de jurisdictio, une politique consentie est-elle possible ?

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Plus d'actualités

Centre d'étude des mouvements sociaux – Institut Marcel Mauss

CEMS–IMM/UMR-8178

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