CECI n'est pas EXECUTE cems : OP25 / Retour sur l’agentivité des objets

OP25 / Retour sur l’agentivité des objets

Retour sur l’agentivité des objets

Louis Quéré

Exposé à la Journée d’étude du groupe Sciences et Technologies de l’IMM (9 mars 2015)

 

La nouvelle socio-anthropologie des sciences, du moins dans sa version française, se dit « orientée-objet » et veut combler une lacune importante de la sociologie classique, à savoir qu’elle a été « une sociologie sans objet » (titre d’un article de Bruno Latour dans Sociologie du travail, 1994), et qu’elle a manqué à voir la matérialité du social. Aujourd’hui des doutes sont émis sur la profondeur de cette orientation-objet, qui paraît superficielle à plusieurs. Pour examiner la validité de ces doutes, je voudrais revenir sur la manière dont on peut analyser l’agentivité des objets, ce par quoi j’entends leur statut d’agent ou leur capacité et leur mode d’action. Je laisserai de côté tout un pan important de la théorie de Latour, qui concerne la matérialité du social, c’est-à-dire le rôle des objets en tant que stabilisateurs du lien social ou solidificateurs des interactions sociales. Pour remettre la sociologie sur ses pieds Latour préconise en effet de faire entrer en jeu des acteurs qui « ne sont pas eux- mêmes faits en matière sociale » (Latour, 2006, p. 93), notamment les objets, qu’il faut élever « au rang d’acteurs de plein droit » (Ibid., p. 104). C’est une idée qui lui vient en partie de Michel Serres : « Nos relations, nos liens sociaux, seraient aussi nébuleux que les nuages s’il n’y avait que des contrats entre sujets. En fait, l’objet, spécifique aux hominidés, stabilise nos relations » (Serres). Mais de quel objet s’agit-il ?

Je vais d’abord rappeler la manière dont Latour envisage l’agentivité des objets, ensuite évoquer deux critiques qui lui ont été adressées, et, dans un troisième temps, faire quelques propositions pour réexaminer la question.

 

  • Pour lire la suite et accéder à l’article (au format pdf), cliquez ici

EHESS
CNRS

flux rss  Actualités

La condition blanche. Réflexion sur une majorité française

Journée(s) d'étude - Vendredi 29 juin 2018 - 08:30 Journée d’étude « La condition blanche. Réflexion sur une majorité française »organisée par Mathilde Cohen (CNRS-IMM-UConn) & Sarah Mazouz (CNRS-CERAPS) Vendredi 29 juin 2018,Salle 13, EHESS, 105 bd Raspail, 75006 Paris(salle 11 pour les pauses (...)(...)

Lire la suite

Les chercheurs et leurs pratiques : discours, savoirs, pouvoirs

Journée(s) d'étude - Lundi 11 juin 2018 - 09:00Researchers and their practices: discourses, knowledge, power3rd Workshop organized by Institut Marcel Mauss (IMM), Centre d’Étude des Mouvements Sociaux (CEMS), Groupe Sciences et Technologies (GST) and the ERC DISCONEX team. Organisateurs :Johanne (...)(...)

Lire la suite

"Social Reflexivity and Informalization"

Journée(s) d'étude - Jeudi 17 mai 2018 - 09:00Journée d'étude "Social Reflexivity and Informalization"17 mai 2018 - 9h-18h30Reid Hall. 4 rue de Chevreuse, 75006. Métro: Vavin ou Notre-Dame-des-Champs Cette journée d'étude, qui se déroulera en anglais, a pour vocation de faire dialoguer la notion (...)(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

Centre d'étude des mouvements sociaux – Institut Marcel Mauss

CEMS–IMM/UMR-8178

54 Boulevard Raspail 75006 Paris
Tel.: +33 (0)1 49 54 25 95
        +33 (0)1 49 54 25 82
Fax: +33 (0)1 49 54 26 70
cems@ehess.fr